Les Fonctions du Rêve


Si les rêves m’ont enseigné une chose, c’est qu’ils sont bien plus qu’un simple théâtre d’ombres projeté par les caprices de l’inconscient. Ils sont vivants, porteurs d’une énergie subtile et d’une intention qui dépasse la compréhension immédiate. En s’abandonnant à eux, sans chercher à les enfermer dans des cadres rigides ou des définitions scientifiques étriquées, on découvre qu’ils agissent sur nous à de multiples niveaux, comme une œuvre d’un sculpteur invisible façonnant notre être.

Le rêve, maître artisan de l’âme

Le nourrisson rêve deux tiers de son temps de sommeil. Qu’y fabrique-t-il donc ? En silence, dans le mystère de ses nuits, il modèle son système nerveux, tisse les premières connexions de l’apprentissage et de la mémoire. Peut-être est-ce là le secret de ce lien inaltéré qu’il conserve encore avec l’essentiel, l’étincelle originelle qu’il porte au fond de lui ?

Sans doutes, ce que le nourrisson vit dans l’absolu, l’adulte le retrouve autrement, à un autre seuil. Le rêve, devenu souvent plus discret avec le temps et les circonstances, se fait alors le gardien de l’équilibre intérieur. Il régénère le mental, comme un souffle qui ranime une flamme vacillante, et nous préserve du désordre nerveux, de cette perte d’harmonie qui guette ceux qui oublient de prêter l’oreille aux murmures du grand Tout.

Le rêve entre mémoire et oubli

Chaque jour qui passe nous emplit de mille impressions, comme des vagues venant battre les rivages de notre conscience. Comment contenir cet océan ? Et surtout, comment trier ce qui doit être conservé de ce qui doit être laissé de côté? C’est là que le rêve entre en scène, tel un jardinier céleste, élaguant l’inutile pour préserver l’essentiel. Les souvenirs prennent racine, d’autres s’effacent, et l’âme, allégée, peut avancer.

Le rêve comme miroir de l’invisible

Que dire des visions qui peuplent nos nuits, sinon qu’elles nous tendent un miroir ? Freud, avec son scalpel analytique, voyait dans le rêve un théâtre où se jouent les désirs refoulés, ces pulsions tapies dans les replis de notre inconscient. Jung, lui, regardait au-delà. Pour lui, le rêve ouvrait sur l’universel, convoquant des images plus anciennes que notre propre naissance, des archétypes porteurs d’une sagesse intemporelle. Ces deux visions ne s’excluent pas. Elles se complètent, comme deux faces d’un même mystère.

Mais il y a plus encore. Le rêve est une passerelle entre l’oublié et l’éternel, entre le moi individuel et le grand souffle collectif. Il nous rappelle à notre singularité tout en nous enracinant dans une mémoire plus vaste, où l’instinct et l’héritage de nos ancêtres dialoguent avec notre présent.

Un appel au rêveil

En vérité, chaque rêve est un appel. Un appel à écouter. Un appel à devenir. Quand il se fait urgent, comme avec les cauchemars, il peut nous bouleverser, nous faire trembler d’une vérité trop grande pour être ignorée. Il peut aussi, doucement, sans bruit, redessiner notre chemin. À chaque instant, le rêve façonne en silence celui que nous sommes, celui que nous pourrions être, si seulement nous osions l’entendre.

Et toi qui lis ces lignes, que feras-tu de tes rêves ce soir ? Seras-tu prêt à recevoir le message du Rêveur en toi ? A franchir la porte étroite de l’intuition, là où le langage des symboles s’efface pour laisser place à une vérité nue ?

Cela, je ne saurais le dire. Mais je sais que le rêve, lui, t’attend.

FODMAPs et MTC : soignez votre ventre et retrouvez votre équilibre intérieur

quand la science moderne et les traditions anciennes se rejoignent pour soigner le Centre

Les FODMAPs, Fermentescibles Oligosaccharides Disacchararides Monosaccharides And Polyols, un acronyme qui regroupe certains sucres et fibres peu digestibles, sont aujourd’hui au centre des discussions sur les troubles intestinaux. Ces composés fermentescibles, naturellement présents dans de nombreux aliments comme les pommes, le pain complet ou les légumineuses, peuvent provoquer ballonnements, douleurs abdominales et inconfort chez les personnes sensibles au niveau du ventre. Les personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable (SII) ou d’une hypersensibilité digestive sont particulièrement touchées.

Il y a une dizaine d’années, un burnout m’a permis de me pencher sur cette question dans la mesure où je suis devenue sensible au niveau de la sphère digestive. Raison pour laquelle, je m’efforce à éviter tout ce qui pèse sur la morphologie, comme les ballonnements, qui parfois sont à l’origine de douleurs lombaires. Et, j’essaie d’identifier les traitements (en réalité, ce sont des changements dans la manière de se nourrir ou dans la posture) qui soulagent les douleurs abdominales.

De fait, une alimentation pauvre en FODMAPs peut apaiser ces troubles et transformer la vie quotidienne. Cette approche ne se résume pas à une simple exclusion : il s’agit d’abord d’apprendre à réécouter son corps, à comprendre ses besoins en termes de nutrition et de personnaliser ses choix alimentaires. Cette perspective alimentaire, soutenu par des recherches scientifiques, partage des similitudes surprenantes avec une autre approche bien plus ancienne : l’alimentation selon la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

Le ventre, centre vital de l’équilibre

Dans la MTC, le ventre n’est pas qu’un simple lieu de digestion. Il représente le « centre », ou Région Centrale, associé aux organes de la rate et de l’estomac. Ces derniers transforment les aliments en Qi (l’énergie vitale) et en sang, nourrissant l’ensemble du corps. Un centre équilibré, où les aliments sont bien assimilés, permet de maintenir une santé optimale, tant physique que mentale.

Les recherches actuelles sur le microbiote font écho à cette vision holistique avec le concept de deuxième cerveau. Notre intestin est tapissé de millions de neurones connectés au système nerveux central via le nerf vague. Cette interaction régule non seulement la digestion, mais aussi nos émotions et notre humeur. Ainsi, prendre soin de son ventre revient à prendre soin de soi tout entier.

FODMAPs et MTC : deux approches, un même objectif

Bien que leurs bases diffèrent — biologique pour les FODMAPs, énergétique pour la MTC —, les deux approches cherchent à soulager le ventre, cet épicentre de la santé. Plusieurs points de convergence méritent d’être soulignés :

  • Favoriser une digestion harmonieuse : Les deux approches mettent l’accent sur des aliments à haute digestibilité. En MTC, les plats cuits et tièdes comme les soupes ou le congee (bouillie de riz) allègent la rate et l’estomac. De leur côté, les régimes pauvres en FODMAPs évitent les aliments fermentescibles qui surchargent l’intestin.
  • Personnalisation alimentaire : La MTC adapte ses recommandations selon les besoins énergétiques individuels (excès de froid, humidité interne). De même, le régime pauvre en FODMAPs propose une phase de réintroduction pour identifier les aliments qui conviennent à chaque personnes, dans une approche sur mesure.
  • Une approche globale du bien-être : En MTC, l’équilibre alimentaire fait partie d’un tout incluant le mouvement, la gestion des émotions et le repos. Les recherches modernes sur les FODMAPs montrent également que réduire les inconforts intestinaux améliore la qualité de vie, réduit le stress et favorise un meilleur état d’esprit.

S’approprier sa santé, une question d’alignement

Choisir de prendre soin de son ventre, que ce soit via une alimentation pauvre en FODMAPs ou en s’inspirant des principes de la MTC, c’est réaffirmer sa verticalité, son alignement. Lorsque le centre est équilibré, le corps fonctionne mieux, l’esprit gagne en clarté et les émotions trouvent un point d’ancrage. Dans une société qui valorise souvent la performance et la productivité au détriment du bien-être personnel, réapprendre à cultiver cette écoute du centre est une démarche puissante.

Enfin, au-delà de l’alimentation, mobiliser son corps peut être une façon puissante d’ancrer cet équilibre. Des pratiques comme le Qi Gong, avec ses mouvements fluides et son attention portée au souffle, permettent de reconnecter le corps et l’esprit tout en stimulant les fonctions digestives. Intégrer une telle discipline dans son quotidien est une invitation à renforcer durablement son bien-être.

Votre ventre supporte-t-il les FODMAPs ?

Reconnaître une sensibilité aux FODMAPs repose souvent sur l’observation des symptômes digestifs courants, comme les ballonnements, les douleurs abdominales, les gaz ou les modifications du transit intestinal (diarrhée ou constipation). Si ces troubles sont récurrents et semblent liés à certains aliments, consulter un professionnel de santé est essentiel. Un diététicien ou nutritionniste pourra vous guider dans un régime d’éviction et de réintroduction des FODMAPs pour confirmer la sensibilité et identifier les aliments qui conviennent le mieux à votre système digestif. Cette démarche personnalisée est une clé pour retrouver le confort digestif et améliorer votre qualité de vie.

De manière générale, dans l’alimentation occidentale moderne, le pain et tout ce qui est à base de gluten, ainsi que le lactose et la caséine, sont mal ou difficilement digérés au quotidien. L’évitement ou l’exclusion de ces aliments, sur quelques jours (3 à 7 jours), permet déjà d’avoir une idée de sa sensibilité.

Les aliments riches en FODMAPs

Bien que cette liste ne soit pas exhaustive, voici quelques exemples d’aliments riches en FODMAPs, principalement parmi les légumes et les fruits :

  • Légumes : Oignons, ail, chou-fleur, brocoli, asperges, poireaux, artichauts, choux de Bruxelles, betteraves.
  • Fruits : Pommes, poires, mangues, cerises, pastèque, prunes, figues, abricots.


Pour info, si vous avez envie d’aller plus loin sur la question, je vous recommande le site, assez complet, de Joris Vanlerberghe, naturopathe.

Rééquilibrer votre Alimentation après les Fêtes

Après les fêtes : Soulager et Renforcer la Rate avec une Alimentation Énergétique

Les fêtes sont souvent accompagnées d’excès alimentaires, de sucreries et de plats riches, ce qui fatigue la Rate, un organe central en médecine traditionnelle chinoise pour la digestion et la production d’énergie. Envie de retrouver un ventre plat, de dégonfler et de renforcer votre énergie ? Je vous propose de rééquilibrer votre alimentation pendant une semaine en respectant les principes de la MTC et du régime hypotoxique qui aide à revitaliser le corps.

L’alimentation hypotoxique, également connue sous le nom de régime Seignalet, repose sur des principes visant à réduire l’inflammation et à soutenir la santé globale en privilégiant des aliments naturels et peu transformés. Elle exclut les céréales modernes contenant du gluten, comme le blé, le seigle ou l’épeautre, ainsi que les produits laitiers animaux, qui peuvent provoquer des réactions inflammatoires chez certaines personnes. À leur place, elle met en avant des alternatives sans gluten, comme le riz ou le quinoa, et encourage l’utilisation de laits végétaux.

Une attention particulière est accordée à la méthode de cuisson : les aliments doivent être cuits à basse température (moins de 110 °C) pour préserver leurs qualités nutritives et éviter la formation de composés toxiques. L’alimentation hypotoxique privilégie également les produits biologiques pour minimiser l’exposition aux pesticides, ainsi que les aliments fermentés, riches en probiotiques, pour soutenir la flore intestinale. Enfin, les huiles végétales de qualité, comme l’huile d’olive pressée à froid, et les sources d’oméga-3, comme les poissons gras, sont essentielles pour maintenir l’équilibre lipidique. En limitant les sucres raffinés et les aliments industriels, ce mode alimentaire vise à offrir une approche respectueuse du corps et de ses besoins biologiques.

En médecine traditionnelle chinoise (MTC), la Rate est considérée comme l’un des organes fondamentaux pour le maintien de l’énergie vitale (Qi) et la digestion. Elle joue un rôle clé dans la transformation des aliments en énergie et dans le transport des nutriments vers l’ensemble du corps. Lorsque le Qi de la Rate est affaibli, des déséquilibres tels que la fatigue, les ballonnements, les troubles digestifs ou une sensation de lourdeur peuvent apparaître. Il est donc essentiel de soutenir la Rate en évitant les aliments crus, froids ou difficiles à digérer (fodmaps), qui peuvent affaiblir son énergie. À l’inverse, les aliments chauds, cuits et de nature douce, comme les légumes-racines, les céréales sans gluten et les soupes, aident à renforcer le Qi et à restaurer l’équilibre digestif. Par ailleurs, des habitudes comme manger lentement et à des heures régulières sont également cruciales pour préserver la vitalité de la Rate.


Aliments Favorisant le Renforcement du Qi de la Rate

Objectif : Soutenir la Rate/Pancréas en cas de fatigue digestive, ballonnements ou manque d’énergie.

1. Légumes cuits

  • Carottes : Nature énergétique douce et tiède. Tonifie la Rate, améliore la digestion.
  • Patates douces : Nature douce et tiède. Renforce le Qi et nourrit la Rate. Elles peuvent être préparées en purée ou rôties au four avec un filet d’huile d’olive pour maximiser leur digestibilité.
  • Courge butternut : Nature douce, tiède et facile à digérer.
  • Fenouil (en petite quantité) : Nature douce et tiède. Aide à réduire les ballonnements.
  • Haricots verts (en petite quantité) : Nature neutre et douce. Faciles à digérer et adaptés à la Rate.
  • Épinards cuits (en petite quantité) : Nature douce et légèrement fraîche. Nourrissent la Rate sans surcharger.
  • Panais : Nature douce et tiède. Soutient la digestion et renforce le Qi.
  • Betteraves (cuites, en petite quantité) : Nature douce, soutiennent la vitalité sans fatiguer la digestion.
  • Courgettes (en petite quantité) : Nature douce et neutre. Soutiennent le système digestif et sont pauvres en FODMAPs.
  • Chou chinois : Nature douce et légèrement fraîche. Facile à digérer, idéal en petites quantités.
  • Navets : Nature douce et tiède, adaptés pour renforcer la digestion.

2. Alternatives aux céréales

  • Châtaignes : Nature douce et tiède. Nourrissantes et faciles à digérer.
  • Pommes de terre : Nature neutre et douce, faciles à digérer lorsqu’elles sont cuites à la vapeur ou bouillies.
  • Banane plantain cuite : Nature douce et tiède, énergétique et facile à assimiler.
  • Kabocha (potiron japonais) : Nature douce et tiède, alternative riche en fibres et faible en FODMAPs.

3. Protéines animales et végétales

  • Poulet : Nature douce et tiède. Tonifie le Qi global.
  • Œufs : Nature douce. Soutiennent le Qi tout en étant faciles à digérer.
  • Lentilles corail : Nature douce et neutre. Adaptées aux digestions fragiles.

4. Huiles et graisses

  • Huile d’olive (pressée à froid) : Nature tiède et douce. Soutient le système digestif.
  • Beurre clarifié (ghee) : Nature douce et tiède. Tonifie et nourrit la Rate.

5. Fruits cuits

  • Poires et pommes (cuites) : Nature douce et neutre. Renforcent la digestion.
  • Raisins secs / Canneberges (en petite quantité) : Nature douce et tiède. Énergétiques sans surcharger la Rate.

6. Boissons

  • Infusion de gingembre frais : Nature tiède et stimulante pour la Rate.
  • Préparez-la en infusant 3 à 5 fines tranches de gingembre frais dans 250 ml d’eau chaude pendant 5 à 10 minutes. Filtrez avant de consommer.
  • Bouillons clairs (volaille ou légumes) : Nature douce, faciles à assimiler.
  • Préparez un bouillon en faisant mijoter 1 litre d’eau avec 1 carotte, 1 morceau de courge, 1 poignée de feuilles de chou chinois et une branche de céleri pendant 40 minutes. Ajoutez des herbes comme le persil ou la coriandre pour un soutien digestif supplémentaire. Filtrez et consommez chaud.

Aliments à Éviter en cas de Déficit de Qi de la Rate

Objectif : Éviter les aliments qui affaiblissent la Rate et aggravent les symptômes digestifs (fatigue, lourdeurs, ballonnements).

1. Aliments crus ou froids

  • Salades crues : Nature froide, fatiguent la Rate. Exemple : laitue, concombre.
  • Fruits trop à froid : Agrumes, bananes crues ou autres fruits réfrigérés.

2. Aliments gras et lourds

  • Produits laitiers : Nature froide et énergétiquement lourde. Exemple : lait, crème, fromages.
  • Plats frits ou très gras : Affectent négativement le Qi de la Rate.

3. Sucreries et sucres raffinés

  • Confiseries industrielles : Épuisent la Rate et créent de l’humidité.
  • Pâtisseries : Même problème, en particulier celles à base de farine blanche.

4. Boissons froides ou glacées

  • Eau glacée ou thés glacés : Affectent l’énergie digestive.
  • Sodas : Rafraîchissants mais énergétiquement nocifs.

5. Céréales raffinées et gluten

  • Pain blanc, pâtes au blé : Fatiguent la Rate, créent de l’humidité.
  • Pâtisserie industrielle : Effet similaire.

6. Aliments industriels ou transformés

  • Plats préparés : Contiennent des additifs qui surchargent la digestion.
  • Snacks salés industriels : Alourdissement digestif et appauvrissement énergétique.


Votre régime pour retrouver la vitalité après les fêtes !


Jour 1

  • Petit-déjeuner : Soupe légère à la carotte (pauvre en FODMAPs) et courge, avec une compote de pomme cuite tiédie et une pincée de cannelle.
  • Déjeuner : Bouillon clair de volaille avec carottes et courge butternut. Poisson blanc vapeur et purée de patate douce.
  • Dîner : Papillote de poulet avec fenouil (en petite quantité) et carottes, accompagnée de courge rôtie.

Jour 2

  • Petit-déjeuner : Bouillie de millet (pauvre en FODMAPs) avec une compotée de fruits rouges (fraises ou myrtilles) et une infusion de gingembre.
  • Déjeuner : Velouté de panais et courge au curcuma. Filet de dinde grillé accompagné de navets sautés.
  • Dîner : Omelette nature avec une salade tiède de courgettes sautées.

Jour 3

  • Petit-déjeuner : Smoothie tiède avec banane plantain cuite et lait de coco, saupoudré de graines de chia.
  • Déjeuner : Bouillon de légumes racines (carottes, navets) avec poisson blanc poêlé et courgettes sautées.
  • Dîner : Velouté de patate douce et carotte au gingembre, accompagné d’un œuf mollet.

Jour 4

  • Petit-déjeuner : Crème de châtaignes avec une touche de miel et une infusion de cannelle.
  • Déjeuner : Poulet au curcuma accompagné de courgettes sautées et de pommes de terre vapeur (en petite quantité).
  • Dîner : Soupe de légumes doux (carottes, navets, courge) avec une petite portion de riz basmati.

Jour 5

  • Petit-déjeuner : Smoothie tiède aux fruits rouges (fraises) et lait de coco avec une poignée de graines de lin.
  • Déjeuner : Velouté de panais et chou chinois, accompagné de poisson blanc grillé.
  • Dîner : Omelette aux épinards (en petite quantité) avec une purée de patate douce.

Jour 6

  • Petit-déjeuner : Compote de poire et pomme (cuites) saupoudrée de cannelle avec une tisane de gingembre.
  • Déjeuner : Filet de dinde avec une salade tiède de betteraves (en petite quantité) et navets.
  • Dîner : Velouté de courge et carottes au gingembre avec un œuf poché.

Jour 7

  • Petit-déjeuner : Bouillon clair au gingembre et légumes doux (carottes, courge).
  • Déjeuner : Papillote de poisson blanc avec du fenouil (en petite quantité) et une purée de panais.
  • Dîner : Soupe miso (sans gluten) avec des légumes vapeur et une portion de kabocha rôtie.

N’hésitez pas à me partager les effets que vous avez constaté en suivant ce protocole !

Équilibre Intérieur : Pourquoi Choisir le Daoyin Yangsheng Gong ?

Qu’est-ce que le Daoyin Yangsheng Gong ?

Le Daoyin Yangsheng Gong est une méthode issue du Qi Gong, une pratique traditionnelle chinoise qui associe mouvements lents, respiration profonde et concentration mentale. Véritable pilier de la médecine chinoise, cette discipline vise à harmoniser le corps et l’esprit tout en favorisant la santé et la longévité. Le Daoyin Yangsheng Gong se distingue particulièrement par son approche préventive et thérapeutique, dédiée à la préservation de l’énergie vitale, ou Qi.

Créée par le professeur Zhang Guangde, cette méthode est le fruit d’une réflexion poussée et d’une pratique qui s’enracine dans les enseignements ancestraux chinois. Le terme « Daoyin » signifie « guider l’énergie » et « Yangsheng » se traduit par « nourrir la vie ». Ensemble, ils forment une discipline orientée vers la préservation de la vitalité et l’entretien d’un équilibre physique et mental.

Le Professeur Zhang Guangde : Un Maître Moderne au Service de la Tradition

Le Daoyin Yangsheng Gong a été conçu par le professeur Zhang Guangde, une figure respectée dans le monde des arts martiaux et de la médecine traditionnelle chinoise. Né en 1932, il a dédié sa vie à l’étude et à l’enseignement des pratiques de santé. Après avoir surmonté une grave maladie dans sa jeunesse, Zhang Guangde a développé sa propre méthode basée sur les principes du Qi Gong, du Taï Chi et de la médecine chinoise.

Son objectif était simple : créer une pratique accessible à tous, capable de renforcer la vitalité, de prévenir les maladies et d’améliorer le bien-être quotidien. Aujourd’hui, le Daoyin Yangsheng Gong est pratiqué dans de nombreux pays et bénéficie de la reconnaissance de nombreuses institutions médicales pour ses effets bénéfiques sur la santé physique et mentale. Zhang Guangde, à travers son travail et ses recherches, a su moderniser une tradition tout en respectant ses racines profondes, en faisant un pont entre l’ancien savoir et les besoins contemporains.

Une Pratique globale et Accessible

Le Daoyin Yangsheng Gong se distingue par ses mouvements lents et fluides, parfaitement adaptés à tous les âges et à toutes les conditions physiques. Chaque posture est conçue pour stimuler les méridiens, ces canaux d’énergie qui parcourent le corps, et pour favoriser la circulation du Qi. La pratique s’accompagne d’une respiration consciente et profonde, permettant de se reconnecter à son corps et d’équilibrer l’énergie interne. Contrairement aux pratiques sportives plus intenses, cette méthode ne cherche pas à pousser le corps à ses limites mais à préserver et nourrir sa vitalité.

Le Daoyin Yangsheng Gong est également une pratique holistique. Non seulement il vise à améliorer la santé physique en renforçant les muscles, en assouplissant les articulations et en stimulant les organes internes, mais il agit également sur le mental. Grâce à la concentration et à la maîtrise de la respiration, cette méthode aide à apaiser le stress, à clarifier l’esprit et à cultiver un état de paix intérieure.

Les Bienfaits pour le Corps et l’Esprit

Les bénéfices de cette méthode sont nombreux et touchent plusieurs aspects de la santé. Sur le plan physique, le Daoyin Yangsheng Gong permet de :

  • Renforcer le système immunitaire et d’améliorer la circulation sanguine
  • Soulager les douleurs articulaires et musculaires
  • Optimiser le fonctionnement des organes internes, notamment la digestion et la respiration
  • Améliorer la posture et la flexibilité

Sur le plan mental, cette pratique favorise :

  • La gestion du stress en réduisant les tensions accumulées
  • Une meilleure concentration et un esprit plus clair
  • L’équilibre émotionnel, en apaisant les pensées et en cultivant un sentiment de sérénité

Pourquoi Choisir le Daoyin Yangsheng Gong ?

Dans un monde où le rythme de vie ne cesse d’accélérer, il devient essentiel de trouver des moyens efficaces de se ressourcer. Le Daoyin Yangsheng Gong offre une pratique simple mais puissante pour entretenir sa santé et cultiver un bien-être durable. C’est une méthode accessible, ne nécessitant aucun équipement particulier, que l’on peut pratiquer au quotidien pour favoriser la vitalité et retrouver un équilibre intérieur.

Il ne s’agit pas seulement d’exercer le corps, mais aussi de nourrir l’esprit et d’apprendre à mieux se connaître. En intégrant le Daoyin Yangsheng Gong dans votre routine, vous investissez dans votre santé et votre bien-être sur le long terme.


Le Daoyin Yangsheng Gong incarne une méthode idéale pour celles et ceux qui souhaitent explorer un chemin vers l’harmonie intérieure. Accessible, complète et bénéfique à tout âge, cette pratique est une porte ouverte pour améliorer sa qualité de vie à court et à long terme.

L’importance de l’ancrage dans le Qi Gong

L’ancrage est une composante fondamentale du Qi Gong, permettant aux pratiquants de se connecter à l’énergie de la Terre pour équilibrer et stabiliser leur propre énergie vitale, le Qi. Dans un monde où le stress et les distractions sont omniprésents, cultiver l’ancrage devient une pratique essentielle pour maintenir l’équilibre physique, émotionnel et énergétique.

Qu’est-ce que l’ancrage dans le Qi Gong ?

Dans la pratique du Qi Gong, l’ancrage désigne la capacité à stabiliser le Qi en le reliant à l’énergie terrestre. Cette connexion est indispensable pour assurer la libre circulation de l’énergie à travers le corps. L’ancrage se fait principalement via les points d’acupuncture, notamment le Rein 1 (Yong Quan) sous la plante des pieds. Ce point d’acupuncture, connu sous le nom de « Source Jaillissante », joue un rôle crucial en guidant l’énergie vers le haut, assurant ainsi un équilibre énergétique dans tout le corps​.

Lorsque l’ancrage est bien établi, l’énergie ne reste pas bloquée dans les parties supérieures du corps mais s’accumule dans le Dan Tian inférieur, situé sous le nombril. Ce centre énergétique est considéré comme le réservoir du Qi, permettant de le redistribuer harmonieusement. Sans ancrage, le Qi peut stagner, monter insuffisamment ou excessivement, ce qui provoque des déséquilibres physiques et émotionnels​.

Pourquoi l’ancrage est-il crucial pour la circulation du Qi ?

L’ancrage est particulièrement nécessaire pour garantir une circulation fluide du Qi à travers la colonne vertébrale et les méridiens. Quand le corps n’est pas bien aligné, en particulier la colonne vertébrale et le bassin, cela entraîne des blocages énergétiques, empêchant la libre circulation du Qi. Un alignement correct permet au Qi de circuler harmonieusement, du bas vers le haut, et vice-versa, améliorant ainsi la santé globale​.

Alignement du corps et posture : Clés d’un Qi Gong efficace

L’un des principes fondamentaux du Qi Gong est de maintenir une posture droite et un alignement corporel précis. Cela permet au Qi de circuler sans entraves à travers la colonne vertébrale et d’atteindre les organes vitaux. L’alignement correct entre le bassin et le haut du corps assure que l’énergie ne soit pas bloquée, mais circule librement. Une posture mal alignée peut provoquer des tensions musculaires, limiter la respiration et gêner la circulation du Qi​.

Lorsque le corps est bien aligné, la colonne vertébrale est étirée, ce qui décompresse les disques intervertébraux et soulage la pression sur le système nerveux. Cela permet non seulement d’améliorer l’équilibre énergétique, mais aussi de libérer les tensions accumulées. Un corps correctement aligné favorise ainsi une posture plus naturelle, diminuant la fatigue tout en augmentant la vitalité et la verticalité de l’être​.

Zhan Zhuang : une pratique d’ancrage et d’alignement profond

Le Zhan Zhuang, également appelé « se tenir comme un poteau », est une pratique méditative immobile qui représente le fondement de l’ancrage dans le Qi Gong. Cette posture, bien que statique, requiert un alignement précis du corps pour en maximiser les bénéfices. La position droite et immobile permet à l’énergie de circuler librement dans tout le corps tout en renforçant l’ancrage par les pieds.

Dans cette posture, le pratiquant se concentre sur l’enracinement de son Qi via les pieds ce qui permet d’accumuler l’énergie dans le Dan Tian inférieur​.

Maintenir cette position avec une attention totale permet de détendre les muscles, d’aligner la colonne vertébrale et de favoriser la circulation du Qi à travers tout le corps. Le Zhan Zhuang ne se limite pas à une simple immobilité : il s’agit de détendre la structure du corps tout en la maintenant droite, créant ainsi un flux constant d’énergie et renforçant à la fois le corps physique et énergétique​.

Les pratiquants réguliers de Zhan Zhuang rapportent une amélioration notable de leur vitalité et de leur endurance. L’alignement parfait de la posture réduit les tensions internes, optimise la fonction des organes et augmente la verticalitédu corps et de l’esprit, permettant une meilleure stabilité face aux défis de la vie quotidienne​.

Les bienfaits d’un ancrage et d’un alignement efficace

Pratiquer l’ancrage et maintenir une posture alignée dans le Qi Gong apporte de nombreux bienfaits :

  • Amélioration de la circulation du Qi : Une posture droite permet de libérer les blocages et de faire circuler l’énergie plus efficacement à travers les méridiens​.
  • Augmentation de la vitalité : Un bon alignement corporel réduit les tensions musculaires et améliore la capacité du corps à emmagasiner et à utiliser le Qi​.
  • Stabilité émotionnelle et mentale : En ancrant l’énergie, le pratiquant développe une stabilité intérieure, réduisant ainsi l’anxiété et le stress​.

L’ancrage : Pilier de votre pratique du Qi Gong

Un ancrage efficace dans le Qi Gong est la clé pour permettre au Qi de circuler librement et de nourrir l’ensemble du corps. Sans cette base solide, les effets bénéfiques du Qi Gong ne peuvent être pleinement ressentis. Pour aider les pratiquants à approfondir leur compréhension de l’ancrage, je propose un atelier dédié à l’exploration de techniques d’enracinement. Au cours de cet atelier, les participants apprendront à renforcer leur connexion à la Terre grâce à des exercices pratiques, allant de la méditation debout aux mouvements conscients pour une stabilité intérieure durable.

Nei Yang Gong : Secret de Longévité et de Bien-Être

L’histoire du Nei Yang Gong (内养功) est enracinée dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et les traditions anciennes du Qigong (气功), qui, depuis des millénaires, visent à promouvoir la santé, la longévité et le développement spirituel. Plus précisément, le Nei Yang Gong, centré sur le renforcement intérieur et le soin apporté au corps, s’inscrit dans une longue lignée de pratiques de Qigong thérapeutique (ou qi gong médical), développées en parallèle avec l’évolution de la philosophie chinoise du bien-être.

Origines et Histoire du Nei Yang Gong

  1. Fondements Ancestraux :
  • Le Nei Yang Gong trouve ses racines dans les pratiques taoïstes et les principes fondamentaux de la MTC. Les taoïstes, en quête de longévité et de perfection spirituelle, ont mis au point diverses formes de Qigong pour équilibrer l’énergie interne (le Qi), améliorer la santé et s’harmoniser avec les forces de la nature. Ces pratiques, transmises oralement de génération en génération, ont été raffinées au fil du temps.
  • Le Nei Yang Gong partage ses origines avec le Nei Dan (alchimie interne) et d’autres systèmes anciens de Qigong, qui visent à transformer corps et esprit grâce à la culture de l’énergie.
  1. Systématisation :
  • C’est sous la dynastie Qing (1644-1912) que le Nei Yang Gong a été codifié et structuré par Dai Deyao, un médecin et maître de Qigong réputé. Il a organisé la pratique en un ensemble de techniques visant à nourrir les organes internes et à réguler la circulation du Qi.
  • Au fil du temps, le Nei Yang Gong a acquis une reconnaissance particulière pour son approche spécifique axée sur la guérison intérieure, se distinguant ainsi des autres formes de Qigong, davantage orientées vers la puissance physique ou les arts martiaux.
  1. Développement au XXe siècle :
  • Au cours du milieu du XXe siècle, le Nei Yang Gong a été mis en lumière grâce au travail des descendants de Dai Deyao, en particulier le professeur Liu Guizhen, considéré comme le fondateur moderne du Qigong thérapeutique en Chine. Ce dernier a introduit le Qigong médical, y compris le Nei Yang Gong, dans les environnements cliniques modernes pour traiter les maladies chroniques et améliorer la santé générale. Le Centre national du Qi Gong médical de Beidaihe, à Hebei, en est un parfait exemple.
  • La pratique a été davantage promue après la création de la République populaire de Chine, notamment dans les années 1950 et 1960, période durant laquelle le Qigong a été intégré aux programmes de santé publique pour soutenir le bien-être général et lutter contre les maladies chroniques.

Le Nei Yang Gong en Chine Aujourd’hui

Le Nei Yang Gong est aujourd’hui largement pratiqué en Chine et a été incorporé dans divers secteurs de la santé et du bien-être.

Médecine et Hôpitaux :

  • Le Qigong médical, dont fait partie le Nei Yang Gong, est souvent prescrit dans les hôpitaux comme traitement complémentaire pour des affections chroniques telles que l’hypertension, le diabète, les troubles digestifs et respiratoires. Il est reconnu comme une forme de médecine complémentaire, aux côtés de l’acupuncture, de la phytothérapie et du massage thérapeutique.
  • Dans les centres de réadaptation, le Nei Yang Gong est utilisé pour favoriser la récupération après une intervention chirurgicale ou une maladie, en améliorant la circulation sanguine et en apaisant l’esprit.

Santé Publique et Pratique Quotidienne :

  • De nombreuses personnes en Chine intègrent le Nei Yang Gong dans leur routine quotidienne pour maintenir leur vitalité et prévenir les maladies. Il est courant de voir des groupes pratiquer le Qigong dans les parcs en Chine, le Nei Yang Gong étant l’un des systèmes privilégiés pour améliorer la santé et la longévité.
  • Les personnes âgées ont particulièrement adopté cette pratique, qui combine mouvements inspirées par la nature et une respiration profonde – appelée respiration inversée -, qui permet de préserver leur mobilité et leur bien-être sans solliciter excessivement le corps. C’est une méthode accessible, spontanée, pour favoriser la longévité et la santé.

Communautés Spirituelles et de Bien-Être :

  • En dehors de son utilisation médicale, le Nei Yang Gong est également pratiqué dans les temples taoïstes et les cercles spirituels en Chine. Il reste un outil de cultivation intérieure, de développement spirituel et d’harmonisation avec les grandes traditions philosophiques chinoises.
  • Les centres de bien-être et de retraite offrent souvent des séances de Nei Yang Gong dans le cadre de programmes visant à promouvoir la clarté mentale, l’équilibre émotionnel et le bien-être global.

Comment pratiquer le Nei Yang Gong ?

  • Enseignement Traditionnel :
    • Le Nei Yang Gong est souvent enseigné de manière structurée et progressive. Les élèves commencent par des postures de base et des mouvements combinés à des techniques respiratoires pour cultiver l’énergie interne. Au fur et à mesure de leur progression, les formes plus avancées portent sur des aspects plus profonds de la circulation du Qi et le fonctionnement interne du corps.
  • Pratique Collective ou individuelle :
    • Le Nei Yang Gong se pratique fréquemment en groupe, les séances y sont dirigées par un enseignant ou un pratiquant expérimenté, sont accessibles à tous, quel que soit l’âge.
  • Objectif de Santé et de Longévité :
    • Contrairement à d’autres formes de Qigong axées sur les arts martiaux ou l’illumination spirituelle, le Nei Yang Gong reste concentré sur la préservation de la santé et la longévité. Les exercices sont spécifiquement conçus pour renforcer le système immunitaire, réguler les émotions et soutenir un bien-être durable.

En résumé, le Nei Yang Gong est une pratique profondément respectée et largement répandue en Chine, où elle continue de prospérer dans les environnements de santé traditionnels et modernes. Elle constitue un pont entre les anciennes pratiques taoïstes et la médecine contemporaine, offrant une approche holistique de la santé qui allie bien-être physique, émotionnel et spirituel.

Gilgamesh : Le Pouvoir des Rêves dans la Quête Personnelle

Gilgamesh et la sagesse des rêves : une exploration ancienne et toujours actuelle

Les rêves ont toujours été une source de mystère, d’inspiration et de guidance à travers l’histoire de l’humanité. Parmi les récits les plus anciens qui nous sont parvenus, L’Épopée de Gilgamesh nous offre un exemple fascinant du rôle crucial des rêves dans les moments décisifs de la vie. Ce texte, datant d’environ 2100 avant J.-C. et originaire de l’ancienne Mésopotamie (l’actuel Irak), nous raconte l’histoire de Gilgamesh, roi d’Uruk, et ses aventures marquées par des rêves prophétiques et symboliques. Les rêves n’y sont pas de simples anecdotes, mais des éléments clés dans la quête du héros, reflétant un lien profond entre le monde onirique et la destinée humaine.

Les rêves dans l’Épopée de Gilgamesh : des prophéties divines

Dès les premières moments de l’épopée, les rêves de Gilgamesh lui offrent des révélations importantes. Lorsqu’il rêve d’une étoile tombant du ciel ou d’une hache qu’il est incapable de soulever, ces visions sont plus que de simples projections de l’esprit : elles annoncent la venue de son futur compagnon, Enkidu, un être sauvage créé par les dieux pour équilibrer la puissance du roi.

D’ailleurs, Gilgamesh est incapable de comprendre ces rêves seul et doit faire appel à sa mère, la déesse Ninsun, pour les interpréter. Ce recours à une interprétation extérieure, à un intermédiaire, reflète la conviction, présente dans de nombreuses cultures anciennes, que les rêves sont des messages divins, nécessitant une lecture attentive pour en saisir toute la portée.

L’importance des rêves dans l’épopée souligne également une idée cruciale pour notre travail moderne avec les rêves : ils ne doivent pas être négligés ou réduits à de simples jeux de l’esprit. Ils sont, au contraire, des portes d’accès à des vérités individuelles, personnelles, cachées ou à des messages en contact avec les profondeurs de l’Inconscient. Dès lors, leur interprétation peut se révéler indispensable pour comprendre nos désirs, nos peurs et notre relation au monde.

Les rêves comme préparation à la quête

Les rêves de Gilgamesh ne se limitent pas à des prophéties personnelles ; ils préparent aussi le héros à sa grande quête. Avant d’affronter Humbaba, le terrible gardien de la forêt des cèdres, Gilgamesh fait plusieurs rêves terrifiants, remplis de montagnes effondrées, d’orages et de bouleversements. À chaque rêve, Enkidu est là pour apaiser ses craintes, lui expliquant que ces visions sont des présages de victoire plutôt que des signes de désastre. Ces rêves sont essentiels pour mettre le héros dans un état d’esprit approprié et renforcer sa détermination , l’aidant ainsi à surmonter ses doutes et ses peurs face aux épreuves à venir.

Cet aspect de l’épopée rappelle que nos rêves peuvent nous préparer aux défis que nous avons à affronter dans la vie réelle. Ils révèlent parfois nos inquiétudes ou anticipent les obstacles qui se dressent sur notre chemin. En prêtant attention aux symboles (récurrents) de nos rêves, nous pouvons y trouver des indices précieux pour mieux naviguer dans des situations complexes ou pour surmonter nos propres démons intérieurs.

Le rêve, un guide spirituel

La relation entre Gilgamesh et les rêves ne s’arrête pas là. Après la mort de son compagnon Enkidu, Gilgamesh est plongé dans une quête désespérée pour découvrir le secret de l’immortalité. Dans cette quête, les rêves reviennent comme des messagers spirituels. Gilgamesh rêve de la rencontre avec un dieu de l’orage, une vision qui renforce son désir de comprendre les mystères de la vie et de la mort. C’est à travers ces rêves qu’il continue d’avancer sur son chemin spirituel, cherchant des réponses à des questions existentielles qui le dépassent.

Les rêves de Gilgamesh ne lui donnent pas de réponses toutes faites, mais ils deviennent des catalyseurs déclenchant un voyage intérieur, une quête initiatique. Cela reflète une idée commune dans le travail contemporain avec les rêves : ils ne sont pas toujours des résolutions immédiates à nos problèmes, mais aussi des déclencheurs de réflexion et d’introspection. En prêtant attention aux symboles et aux émotions qu’ils éveillent, nous pouvons entamer un voyage existentiel ou spirituel qui nous ressemble.

L’importance de l’interprétation et du soutien

Ce qui est fascinant dans L’Épopée de Gilgamesh, c’est l’importance de l’interprétation des rêves. Gilgamesh, malgré sa force et sa sagesse, n’est pas toujours capable de comprendre seul ses visions. Il s’appuie d’abord sur sa mère, puis sur Enkidu, pour donner du sens à ses rêves et s’assurer qu’il suit la bonne voie. Cette reliance aux autres, cette médiation, pour interpréter les rêves souligne un principe clé de notre travail avec les rêves : il est parfois nécessaire de chercher un accompagnement extérieur pour saisir pleinement la signification des symboles qui apparaissent dans nos visions nocturnes. Les rêves peuvent être d’une complexité telle qu’un regard extérieur, qu’il soit thérapeutique ou spirituel, peut nous aider à en percer le mystère.


Conclusion : Les rêves, des guides intemporels

L’épopée de Gilgamesh, vieille de plus de 4000 ans, nous montre que les rêves ont toujours été considérés comme des guides, des messagers et des prophètes. Que ce soit pour offrir des révélations, pour préparer aux grandes épreuves ou pour éclairer les questions existentielles, les rêves accompagnent l’homme dans sa quête de sens. En redécouvrant l’importance des rêves dans cette œuvre fondatrice, nous pouvons reconnaître la valeur intemporelle de nos propres rêves et leur capacité à guider nos vies de manière plus profonde. Comme pour Gilgamesh, nos rêves sont des portes vers une compréhension plus vaste de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.

Pour aller plus loin ou simplement découvrir l’épopée de Gilgamesh, voici je vous recommande la lecture de L’Épopée de Gilgamesh (Jean Kardec, Paris, 2014). C’est une des traductions françaises les plus accessibles et précises de l’épopée.

Lamia Mechbal

Les différentes natures du rêve : Comprendre les cinq types de rêves et leur signification

Les rêves, souvent perçus comme de simples manifestations de l’imaginaire nocturne, possèdent une grande richesse. Longtemps négligés ou considérés comme insignifiants, ils jouent cependant un rôle essentiel dans une meilleure connaissance de soi. Les rêves sont à la fois personnels et universels, intimement liés à la psyché de chaque individu tout en étant une expérience commune à l’humanité. Cet article explore la nature complexe des rêves, leur interprétation, et les différentes formes qu’ils peuvent prendre, mettant en lumière leur importance pour la croissance personnelle et spirituelle.

Aujourd’hui, les rêves sont généralement perçus comme des pensées, des bruits, des images ou des sensations : le fruit du travail de notre cerveau. Un ami récemment m’a partagé cette définition : « le rêve, c’est une expérience ». Personnellement, j’estime que le rêve est une force, un mouvement de l’âme qui cherche à s’exprimer.

L’interprétation des rêves 

Il n’y a pas d’interprétation univoque des rêves. Tout comme chaque individu est singulier, le rêve est l’émanation de l’être unique que vous êtes. Il ne peut être réduit à quelques caractéristiques visibles ou apparentes. Le rêve possède des dimensions cachées qu’il s’agit d’aller explorer. De part sa nature, il ne se laisse pas facilement approcher. Cependant, il est très simple d’intégrer son message grâce notamment aux cercles de rêves

Les différentes natures du rêve

Il existe différents types de rêves; les catégories sont plus ou moins nombreuses. 

J’évoquerai avec vous les cinq types de rêves suivants :

  1. Les rêves de digestion (au sens propre comme au sens figuré) : ce sont des rêves qui permettent de passer à travers des situations quotidiennes. Par exemple, les rêves où vous êtes au travail ou avec la personne avec laquelle vous avez eu un conflit, etc. Ces rêves sont une manière de processer des situations quotidiennes émotionnellement chargées. Ce sont aussi typiquement des rêves que l’on reçoit quand on mange avant le coucher. En général, il est recommandé (dans toutes les culturels où les rêves ont une place prépondérante) de manger léger le soir pour que les rêves ne soient pas « chargés ».
  2. Les rêves d’état des lieux : ce sont des rêves qui vous proposent une reformulation d’une situation qui, généralement, vous tracasse. Ils sont souvent très symboliques et proposent un éclairage particulier, singulier, sur votre rapport au monde, vos relations, etc. 
  3. Les rêves récurrents : ces rêves qui reviennent régulièrement vous titiller insistent sur la nécessité de comprendre leur message afin d’avancer sur votre chemin de vie.
  4. Les rêves de solutions : ce sont des rêves qui vous indiquent une voie à suivre. Cela ne signifie pas spécifiquement que vous allez la mettre en œuvre. Le rêve pointe simplement dans une direction que vous pouvez garder à l’esprit dans la vie diurne. Ce sont notamment les rêves où il y a des péripéties.
  5. Les grands rêves : ce sont ceux qui vous laissent avec une sensation étrange. Ces rêves vous changent. Ils sont en général lumineux et paraissent incompréhensibles. Ils vous marquent durablement et en profondeur dans votre être, votre corps et votre esprit. Que ce soit émotionnellement ou dans votre ressenti. L’expérience de tels rêves est la plupart du temps inoubliable.   

D’autres catégories sont encore à explorer, notamment les cauchemars, qui feront l’objet d’un article dans les prochaines semaines. Ici, l’idée est de vous introduire au fait que les rêves sont de nature diverse, à l’instar de votre propre nature qui, bien que singulière, se manifeste de multiples façons. 

Conclusion

Les rêves, autrefois considérés comme de simples distractions nocturnes, se révèlent être des fenêtres profondes sur la psyché et l’existence humaine. Ils ne sont pas uniquement des productions cérébrales, mais des énergies en mouvement qui cherchent à s’exprimer et à guider. Chaque individu entretient une relation unique avec ses rêves, et leur interprétation reste profondément personnelle. En reconnaissant les différentes natures des rêves—qu’ils soient digestifs, récurrents, révélateurs de solutions, ou porteurs de transformations profondes—il devient possible de découvrir un riche tissage de messages cachés, symboliques et universels.

Les rêves ne se laissent pas aisément apprivoiser, mais une exploration attentive permet d’intégrer leur sagesse dans la vie quotidienne. Ils offrent des éclairages précieux sur les défis personnels, les relations, et le chemin de vie de chacun. En les prenant en considération, en prenant le temps de les traduire dans un langage personnel, les rêves cessent d’être de simples fantaisies nocturnes pour devenir des guides essentiels sur le chemin de la connaissance de soi et de la transformation personnelle.

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