Voyage intérieur: comment les rêves peuvent transformer notre vie

Les rêves sont une source d’inspiration, de ressources et de croissance à la portée de tous et de toutes. Je désire vous transmettre cette idée aujourd’hui. Les rêves nous aident à nous épanouir intérieurement, à nous guider dans notre vie et à diriger notre conscience vers ce qu’il y a de plus beau et de plus grand en nous. Ce ne sont pas que des mots ; je vous partage une expérience personnelle. J’ai longtemps cru que les rêves n’étaient que des visions ou des pensées. Mais, il y a quand même quelque chose de réel dans les rêves : ils ont des effets sur nous. Que ce soit au niveau de l’ego, du soi, de la conscience personnelle ou des actions que l’on met en œuvre quotidiennement. Pour approcher les rêves, et pour approcher leur dimension active, il ne s’agit pas seulement de les interpréter, ni même de les analyser. Ni même de les comprendre intellectuellement ou symboliquement. Il est crucial d’abord de les apprécier, de les chérir, de les aimer. Aimer les rêves, c’est adopter un nouveau regard sur soi-même. Pour aimer les rêves, il faut apprendre à s’aimer soi-même. 

Ayez confiance en cette part de vous qui s’exprime d’une manière différente de la pensée, de l’intellect, des catégories ou des étiquettes. Les rêves nous surprennent en contournant toutes nos barrières habituelles. Ils tentent parfois grossièrement, d’autres fois plus subtilement, de nous confronter à nous-mêmes, à nos mensonges intérieurs et à nos conditionnements. Ils nous éclairent sur cette partie de nous-mêmes, intérieure et mystérieuse, que nous avons appris à ignorer, à dissimuler ou à enterrer profondément dans les méandres de notre être. La plupart du temps, nous oublions qui nous sommes réellement. Nous focalisons notre attention sur notre laideur, sur toutes les parties de nous qui ne vont pas. Comme si nous devions nous réparer, comme s’il fallait que nous nous mettions à jour, à l’instar d’un logiciel. Or, les rêves nous invitent à faire exactement le contraire : ils nous proposent de nous dépouiller, d’arracher les voiles qui obscurcissent notre vision de nous-mêmes, et de nous regarder, comme dans un miroir, avec délicatesse, douceur et sincérité. 

Apprécier les rêves et accorder de l’importance à notre vérité intérieure, notre nature profonde, est une condition préalable à toute autre méthode.

Cela se traduit ensuite par une confiance en soi, une confiance envers les rêves et ce qu’ils véhiculent. C’est une confiance en la justesse de notre être, de notre corps et de nos intuitions. Faire confiance dans la manière dont les messages de l’être intérieur, de notre âme, arrivent à nous, parviennent à la conscience sous forme d’images, de scénario nocturne, de sensations ou d’émotions à travers les rêves. Accepter que le Rêve nous enseigne, qu’Il nous renseigne, sur nous-mêmes et sur la vie.

Prendre les rêves au sérieux

Considérer les rêves comme des alliés, des amis personnels et intimes qui tentent d’orienter le regard intérieur vers des espaces à visiter, à découvrir, de la même manière que l’on trouve plaisir à découvrir des lieux de villégiature, connus ou inconnus, mais qui nous confrontent à nos propres cadres de référence. Lorsque je me rends en Italie, j’apprécie parler une autre langue, déguster des plats différents, explorer des endroits majestueux ou remplis de culture, et laisser mes sens être submergés par la beauté de la nature, des couleurs et des odeurs. Prendre au sérieux, considérer, les rêves comme des portes d’entrée vers des contrées intérieures qui exigent d’être visitées, d’être entendues, d’être perçues. 

Ignorer nos rêves revient à s’étouffer, à devenir terne et à manquer d’énergie et de joie. Or, chaque personne, chaque être, est unique. En prenant nos rêves au sérieux et en les considérant comme des voies majeures vers notre dimension intérieure, nous nous connectons à notre singularité, à notre or intérieur, à notre trésor et à ce qui fait de nous des êtres parfaits et uniques. Comme le divin, nous sommes UN. Les rêves nous permettent de voyager vers cette unité. Nous connaissons la destination. Mais il n’est pas facile de cheminer vers cette source intérieure, vers le cœur de notre être, vers ce qui fait que nous sommes différents (bien que semblables) à notre voisin, à notre conjoint, à nos enfants ou à nos parents. 

Il y existe plusieurs autres moyens que les rêves pour arriver à se retrouver, et à mieux se connaitre. J’ai opté pour ce chemin précisément en raison de sa dimension énigmatique, presque insaisissable. Comme une métaphore du chemin de vie. J’ai aussi choisi cette voie parce qu’elle est une rivière personnelle, individuelle. Même si je peux être accompagnée sur le chemin, je reste seule maître à bord. Alors, oui, c’est un chemin de solitude, c’est un chemin qui demande à être emprunté avec courage, pugnacité et persévérance. S’il est accessible à tous au début, le chemin devient de plus en plus ardu à mesure que l’on se dirige vers le centre de l’être. Chacun à son rythme progresse sur le chemin. Ce que j’ai besoin d’apprendre, de comprendre, de réaliser n’est pas nécessaire à autrui. Par contre, ma manière de persévérer sur et à travers le chemin peut être enseignée, transmise. Sans raccourcis ni enjolivements.

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